Voici un deuxième compte rendu de Rock One Mag cette fois, histoire de comparer ^^ La photo vient toujours de JaME.
eux ans et trois mois se sont écoulés entre le concert de Dir en grey à l'Olympia le 27 juillet 2005 et celui de ce soir (10/11) au Zénith de Paris. Un bail. Pas étonnant, alors de voir certains fans camper depuis plusieurs jours devant la salle, malgré le froid et la pluie.
Deux mille fans attendent devant le Zénith, en ce samedi de novembre. Drôle d'impression car le public est bien là mais la salle nous paraît alors bien grande. Comment allait réagir Dir en grey ? Allait-il bouder ou, au contraire, sortir le meilleur ? Pour les irréductibles, ce moment est attendu depuis si longtemps que le concert de The Omega Trust, en première partie, démarre en trombe. Ce jeune groupe allemand envoie un son hard-core de bonne augure aux influences américaine bien digérées. L'énergie et la bonne humeur sont au rendez-vous. La foule ne s'y trompe pas en leur offrant un accueil chaleureux. Comme quoi les fans de visual kei sont plus ouverts qu'on le pense. Il est 20h47 lorsque les lumières s'éteignent. Shinya, le batteur, entre en scène sur l'intro musical de Deity, le titre d'ouverture de l'album Macavre, sorti en 2000, rejoint pas Toshiya (bassiste), Die et Kaoru (les deux guitaristes). Un immense drap noir Dir en grey occupe le fond de scène. Un jeu de lumières vertes et blanches nous éblouit. Soudain, la voix de Kyo retentit. Dir en grey est bien là, au complet. Impossible de reculer : les premiers rangs sont immédiatement plongés dans l'univers délirant et malsain des Japonais. Le son est monstrueux, la déco sobre et les lights sombres et efficaces. Kyo vocifère sa rage de vivre sur le terrifiant Merciless Cult et brutalise les tympans sur le cinglant LIE BURIED WITH A VENGEANCE. La scène, comme la fosse, ressemble à un vrai défouloir. Les lions sont lâchés ! Dir en grey aime jouer sur les ambiances complexes, tel ce vibrant DISABLED COMPLEXES, avec sa basse funkysante et ses rythmiques de guitares mordantes. L'exécution précise et concise de REPETITION OF HATRED même avec frénésie le brutal et l'émotionnel. La rage au ventre, Kyo nous régale de quelques montées dans les aigus de haute volée. Ça rend dingue tout le public. D'autant que plus le groupe vieillit, plus il gagne en violence. Preuve en est faite avec le brutal et direct AGITATED SCREAMS OF MAGGOTS. Effet garanti. Arrivé sur le bluffant THE FINAL, le frontman capte notre attention en éructant ses vocalises a cappella, seul sur scène. Impressionnant ! Sur OBSCUR, le chanteur fou se cache la tête dans son t-shirt blanc et se démène dans tous les sens. Ses prouesses vocales deviennent hors limites sur HYDRA 666 et DOZING GREEN, le nouveau single. Le piano et les vagues synthétiques de CONCEIVED SORROW baignent dans une confusion de sentiments. L'émouvant dead tree pousse Kyo à aboyer tel un chien à l'agonie. Plus tard, Ryoujoku no ame et GRIEF laissent de marbre, tandis que THE DEEPER VILENESS résume toute la folie meurtrière de ce concert. Le leader japonais se contorsionne et s'automutile le torse. Il souffre devant nous et son public en redemande. La formation quitte la scène, et nous revient vite avec la ballade DRAIN AWAY et le virulent Ugly, perle rare qui date de 2002. suivent les deux singles CLEVER SLEAZOID et –saku-, électrisant la foule pour de bon. La salle vrombit et se déchaîne comme jamais sur le démentiel THE IIID EMPIRE. Quand la chanson prend fin, le groupe ne veut plus partir. Ensemble, ils communiquent (enfin !) avec leur public en lançant bouteilles d'eau, baguettes et autres médiators. Un grand moment !
eux ans et trois mois se sont écoulés entre le concert de Dir en grey à l'Olympia le 27 juillet 2005 et celui de ce soir (10/11) au Zénith de Paris. Un bail. Pas étonnant, alors de voir certains fans camper depuis plusieurs jours devant la salle, malgré le froid et la pluie.
Deux mille fans attendent devant le Zénith, en ce samedi de novembre. Drôle d'impression car le public est bien là mais la salle nous paraît alors bien grande. Comment allait réagir Dir en grey ? Allait-il bouder ou, au contraire, sortir le meilleur ? Pour les irréductibles, ce moment est attendu depuis si longtemps que le concert de The Omega Trust, en première partie, démarre en trombe. Ce jeune groupe allemand envoie un son hard-core de bonne augure aux influences américaine bien digérées. L'énergie et la bonne humeur sont au rendez-vous. La foule ne s'y trompe pas en leur offrant un accueil chaleureux. Comme quoi les fans de visual kei sont plus ouverts qu'on le pense. Il est 20h47 lorsque les lumières s'éteignent. Shinya, le batteur, entre en scène sur l'intro musical de Deity, le titre d'ouverture de l'album Macavre, sorti en 2000, rejoint pas Toshiya (bassiste), Die et Kaoru (les deux guitaristes). Un immense drap noir Dir en grey occupe le fond de scène. Un jeu de lumières vertes et blanches nous éblouit. Soudain, la voix de Kyo retentit. Dir en grey est bien là, au complet. Impossible de reculer : les premiers rangs sont immédiatement plongés dans l'univers délirant et malsain des Japonais. Le son est monstrueux, la déco sobre et les lights sombres et efficaces. Kyo vocifère sa rage de vivre sur le terrifiant Merciless Cult et brutalise les tympans sur le cinglant LIE BURIED WITH A VENGEANCE. La scène, comme la fosse, ressemble à un vrai défouloir. Les lions sont lâchés ! Dir en grey aime jouer sur les ambiances complexes, tel ce vibrant DISABLED COMPLEXES, avec sa basse funkysante et ses rythmiques de guitares mordantes. L'exécution précise et concise de REPETITION OF HATRED même avec frénésie le brutal et l'émotionnel. La rage au ventre, Kyo nous régale de quelques montées dans les aigus de haute volée. Ça rend dingue tout le public. D'autant que plus le groupe vieillit, plus il gagne en violence. Preuve en est faite avec le brutal et direct AGITATED SCREAMS OF MAGGOTS. Effet garanti. Arrivé sur le bluffant THE FINAL, le frontman capte notre attention en éructant ses vocalises a cappella, seul sur scène. Impressionnant ! Sur OBSCUR, le chanteur fou se cache la tête dans son t-shirt blanc et se démène dans tous les sens. Ses prouesses vocales deviennent hors limites sur HYDRA 666 et DOZING GREEN, le nouveau single. Le piano et les vagues synthétiques de CONCEIVED SORROW baignent dans une confusion de sentiments. L'émouvant dead tree pousse Kyo à aboyer tel un chien à l'agonie. Plus tard, Ryoujoku no ame et GRIEF laissent de marbre, tandis que THE DEEPER VILENESS résume toute la folie meurtrière de ce concert. Le leader japonais se contorsionne et s'automutile le torse. Il souffre devant nous et son public en redemande. La formation quitte la scène, et nous revient vite avec la ballade DRAIN AWAY et le virulent Ugly, perle rare qui date de 2002. suivent les deux singles CLEVER SLEAZOID et –saku-, électrisant la foule pour de bon. La salle vrombit et se déchaîne comme jamais sur le démentiel THE IIID EMPIRE. Quand la chanson prend fin, le groupe ne veut plus partir. Ensemble, ils communiquent (enfin !) avec leur public en lançant bouteilles d'eau, baguettes et autres médiators. Un grand moment !